Vague ou la Tentative des Cévennes
« Se secouer, aller et venir, partir et revenir, se rapprocher puis s’éloigner, rencontrer puis enfin disparaître.
Ce sont tous ces mouvements géographiques, physiques, émotionnels qui finissent par définir Vague. Une sorte de houle, de marée qui rythme et imprime le temps du spectacle.
Un va-et-vient qui nous traverse, qui traverse les spectateurs et le lieu de part en part. À mesure des représentations j’ai ressenti que tous ces déplacements meta-physico-affectifs était pour moi l’une des forces de notre proposition. Vague me remue.
À force d’allées et venues et sous l’œil de Fernand Deligny nous tramons un réseau avec ses lignes d’aires et ses béances. Un réseau qui va donner à voir la formation d’une espèce de communauté et la démarcation d’un lieu dans lequel elle s’inscrit.
L’un des enjeux classique est de construire un fil qui se déploie du début à la fin du spectacle et qui constitue le fil du récit, ou le fil de ce qui est entrain de se jouer. Pour nous ce fil est fragile et il se doit sûrement d’être fragile, car il emprunte des chemins qui flirtent avec l’errance ; en rupture de ban comme le dirait Fernand. Sur ce chemin dont nous voudrions qu’il traverse le langage, qu’il nous emmène par delà nos attentes narratives et spéculatives, notre tâche et d’emmener le public avec nous.
Alors que nous voulons partir, nous devons veillez aussi à ce que le fil tendu entre chacun d’entre nous et chaque spectateur de rompe pas. Prendre le temps comme le dit Mathias, accepter de partir, voir de se perdre, mais aussi prendre en compte chaque spectateur, lui donner des clefs de lecture, crée un lien pour qu’il parte avec nous.
Je repense à ce que Ulrik nous a dit un jour : « considérez le public comme une bande d’autistes ».
Je trouve à y repenser, cette proposition formidable car d’une part elle nous rappelle que ce que nous faisons, nous devons l’adresser d’une manière ou d’une autre à un public (ce qui n’est pas toujours évident) et d’autre part elle place le public au cœur de nos enjeux et problématiques.
En lui donnant une sorte de rôle ou de statut nous trouvons une voie pour résoudre le vrai- faux problème de la réception qu’il a de nôtre proposition. Il ne s’agit pas, pour nous, de faire comprendre, de rendre intelligible mais plutôt de partager notre proposition en y mettant au cœur la question de la relation que l’on a aux autres et aux choses. Et c’est bien, là il me semble, une mission à la Fernand Deligny .
Considérer l’autre, le spectateur, comme un autiste revient alors dans le cadre de notre projet Delignyen à le considérer comme un alter-ego, à la fois semblable et pourtant fondamentalement étranger. C’est le miroir que l’on va traverser à plusieurs reprises, c’est chaque individu avec lequel on va tisser un lien, un fil fragile, qui ne s’acharnera pas à définir et à camper mais à ouvrir des possibles.
Ce fil qui se tisse, et qui devient quasiment un fil affectif, celui qui donne de la valeur aux êtres et aux choses, je le sens de plus en plus présent, et j’espère qu’il pourra à l’avenir se déployer…. »

Cliquez ici pour connaitre les dates 2017

Cliquez ici pour voir des images de Vague au festival Coup de Chauffe à Cognac

Voici un lien vers quelques images des représentations au festival Chalon dans la rue

 Voici un lien vers un article de presse d’info-chalon.com

Cliquez ici pour voir l’album photo de Pierre Acobas de Chalon dans la rue

Cliquez ici pour voir une vidéo clip du spectacle

Voici des images de Vague ou la tentative des Cévennes aux Envies Rhônements

Pour en savoir plus, téléchargez le dossier de création 1Watt-Vague10

Résidences et coproductions : Pronomades, CNAR en Haute-Garonne (31), l’Atelier 231, CNAR à Sotteville-lès-Rouen, l’Usine, CNAR à Tournefeuille (31), Ateliers Frappaz, Villeurbanne (69), le Citron Jaune, CNAR à Port Saint Louis du Rhone (13), la Communauté de communes du Piémont Cévenol (30), le 3bisF à Aix-en-Provence (13), Animakt à Saulx-les-Chartreux (91), la Coopérative de Rue et de Cirque – 2R2C, et la ville de Paris (75)

Voici quelques images des répétitions:
Le jeudi 3 novembre à l’Atelier 231, Sotteville les Rouen: en cliquant ici
Le 4 décembre à Animakt, Saulx les Chartreux: en cliquant ici
Le 20 Janvier à 3bisf, Aix en Provence.

Le calendrier de création:
2016:
– 18 au 22 janvier : résidence d’écriture à Monoblet (30)
29 oct – 7 novembre à l’Atelier 231, Sotteville les Rouen.
29 nov – 4 dec à Animakt, Saulx les Chartreux.
2017:
9 – 20 jan à 3bisF en Aix en Provence. Présentation d’une étape du travail le 20 janvier.
20 – 28 fév aux Ateliers Frappaz, Villeurbanne.
31 mars – 7 avril à l’Usine, Tournefeuille. Sortie publique le 7 avril.
Première à Paris avec 2r2c le 11 mai.